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Boel Souleymane Biographie Né en 1976 à Trappes, Boel Souleymane bascule dans le monde littéraire après un long passé dans le milieu associatif pour le développement éducatif et médical du Tiers Monde. En 1998, il lance la première action mondiale contre les pillages de l'Afrique, « le mandat d'arrêt », qui invite tous les sportifs, artistes et écrivains à réaliser un message vidéo sur l'abus de certaines multinationales. Par ce biais, il fait la rencontre d'écrivains qui l'influencent et l'encouragent à écrire. Il est déjà auteur de quelques ouvrages haletants et subversifs : Breathe Taking (À couper le souffle), L'évasion d'une vérité, Les Bouts des tunnels de la faim et Sous une pluie de balles,Un égo meurtrier, Souleymane Boel est un jeune écrivain très prolifique qui s’est spécialisé dans les romans d’anticipation imaginant des scénarios originaux dans des situations très actuelles.

05 Jan

Livre "la muraille des poncifs" (le givre de la peur) un roman de Boel Souleymane sur les stéréotypes

Publié par L'écrivain Boel Souleymane  - Catégories :  #roman

Livre "la muraille des poncifs" (le givre de la peur) un roman de Boel Souleymane sur les stéréotypes

La muraille des poncifs


Sommaire et index des chapitres :


Citations et préface de l'auteur sur le racisme, les stéréotypes ethniques et la trahison provenant d'un amour vénal


Monter un braquage fantôme pour s'emparer de dix millions d'euros et refaire sa vie

(Un hold-up réussi cache parfois un amour raté)


Des Bahamas au Sénat après avoir refait un nouveau visage

(Dans les coulisses du pouvoir, la réalité de nos institutions)


Une vie de rêve aux frais du contribuable

(Un clochard à Tahiti sur l'île de Bora-Bora)


Un matin où l'on prend un coup de foudre en plein soleil

(Quand l'amour chasse l'envie de tuer un homme)


L'épreuve d'une vérité abrupte énoncée de façon politiquement incorrecte

(Un revenant sous un tout autre visage)


La complaisance d'un Etat pour des dictateurs en échange d'intérêts financiers

(Une faveur pour une faveur)


Vol de biens publics, drogue, corruption, adultère et scandale au sein du Parlement

(L'enjouement des abus sexuels et abus de biens sociaux d'un Premier Ministre)


L'esclandre d'une affaire d'État

(Trahi par mes empreintes digitales)


Épilogue : reconnu coupable même avec un autre visage

(Un amour sans peine)

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Citations et préface de l'auteur sur le racisme, les stéréotypes ethniques et la trahison provenant d'un amour vénal :

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"La sincérité d'un cœur peut se trouver sous la couleur de n'importe quelle peau.

L'Islam tue le racisme, comme l'ignorance prolonge son espérance de vie."

Citation de Boël Souleymane

"La femme vénale commence toujours par maquiller son cœur avant son visage."

Citation de Boël Souleymane

"Un des plus grands dangers pour l'humanité, est d'effacer ou réduire l'identité d'un homme en fonction de la couleur de son épiderme ou de sa précarité sociale."

Citation de Boël Souleymane

"L'amour ne peut-être que contrefait quand le profit financier a capitonné les cœurs.

L'amour rend aveugle seulement ceux qui ne connaissent pas sur quoi il doit se construire."

Citation Boël Souleymane

"Personne ne naît avec la haine ou la peur de quelqu'un.

Le fait que ces sentiments peuvent exister chez certains hommes s'explique par le fait qu'ils ont reçu plus de préjugés sur les autres, plutôt qu'une convenable éducation."

Citation de Boël Souleymane

"L'ignorance n'est autre que la source des peurs, la production des stéréotypes, le déclenchement des guerres, l'utilisation de la violence et la division de l'espèce humaine."

Citation de Boël Souleymane

"La légende veut que les Noirs soient rappeurs, danseurs, sans papiers, chefs d'Etats dictateurs, gros bai-eurs sponsorisés latex.

La légende dit "waouh" et la longueur de leurs sexes."

Citation de Sefyu - Extrait du morceau :

"La légende veut"

"Moins le Blanc est intelligent, plus le Noir lui paraît bête."

Citation d'André Gide

"Des études confirment que les préjugés les plus répandus n'ont aucun fondement scientifique. Pourtant l'ignorance fait qu'ils demeurent toujours omniprésents dans l'opinion des plus faibles d'esprits."

Citation de Boël Souleymane

"L'humanité ne fait qu'un, le savoir nous rassemble.

L'ignorer ou l'oublier ne pourra que violemment nous diviser."

Citation de Boël Souleymane

"Les préjugés méritent la peine de mort, et les hommes d'être jugés équitablement.

L'Amérique applique tout son contraire en détenant le palmarès des exécutions capitales."

Citation de Boël Souleymane

"Ce que nous voulons, c'est aider le Noir à se libérer de l'arsenal complexuel qui a germé au sein de la situation coloniale."

Citation Frantz Fanon

"Aucun avis ne peut être juste, lorsqu'il provient d'un stéréotype ethnique."

Citation de Boël Souleymane

"Une des libertés que les gens doivent absolument garder est celle de ne pas se laisser influencer par les préjugés raciaux de notre société."

Citation de Boël Souleymane

"La publicité c'est qu’à défaut de vous avoir vendu un produit, on vous véhicule souvent un cliché ou le racisme."

Citation de Boël Souleymane

"Les stéréotypes et les propagandes racistes peuvent apparaître sous formes multiples comme dans un dialogue illustrant une bande dessinée.

Il n'y a qu'à lire les aventures de Tintin au Congo pour en trouver à la pelle."

Citation Boël Souleymane

"Aucun homme en raison de son appartenance ethnique est inférieur au reste de l'Humanité.

Seuls les stéréotypes dégradants et les mensonges véhiculés par les clichés peuvent vous emmener à croire une telle stupidité."

Citation de Boël Souleymane

"Nous devons garder à l'esprit en tout temps que nous ne combattons pas pour la séparation. Nous luttons pour la reconnaissance en tant qu'êtres humains libres dans cette société."

Citation de Malcom X El Hajj Malik Shabbaz

"Un homme incapable de dépasser ses pulsions et résister de succomber à un amour vénal ne pourra jamais gouverner convenablement un pays."

Citation de Boël Souleymane

"Une femme qui aime un homme pour ce qu'il a, et non pour ce qu'il est, n'a pas connu l'amour mais son contraire : la cupidité."

Citation de Boël Souleymane

"Le racisme est une plaie de l'Humanité."

Citation de Frantz Fanon

"La génétique a conclu à l'existence d'une seule espèce humaine.

Cependant la bêtise du racisme et des stéréotypes ethniques sont toujours présents pour semer la division au sein des esprits les plus faibles."

Citation Boël Souleymane

"Les médias sont les entités les plus puissantes sur Terre. Ils ont les pouvoirs de rendre les innocents coupables et de faire des coupables des innocents. Et c'est ça le pouvoir.

Parce qu'ils contrôlent l'esprit des masses."

Citation de Malcolm X El Hajj Malik Shabbaz

"Les gouvernements suspectent la littérature parce qu'elle est une force qui leur échappe."

Citation d'Emile Zola

"Une opinion construite sur un préjugé est comme de penser qu'on peut ouvrir l'esprit à quelqu'un, avec une fracture du crâne.

Tout ceci n'est que stupidité !"

Citation de Boël Souleymane

"Les préjugés sont le cyanure de l'objectivité et le décès de la réflexion, car ils visent à gommer et faire disparaître toutes les identités des hommes."

Citation Boël Souleymane

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Préface de l'auteur sur le racisme, les stéréotypes ethniques et la trahison d'un amour vénale :

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La muraille des poncifs est pleinement cimentée par tous ce que la télévision vous renvoie.

Au cimetière du dialogue vous trouverez la maternité du racisme et de l'indifférence.

À la question pourquoi avoir choisi d’écrire un nouveau roman abordant principalement le racisme, et les préjugés ethniques et sociaux que produit la société française?

Tout simplement parce qu'ils fabriquent le communautarisme et demeurent les premiers coupables du meurtre de la vie sociale d’un grand nombre de banlieusards.

Si les préjugés à notre époque restent tenaces et ne sont que le poison du bon sens, et la congélation de toutes les idéologies haineuses et méprisantes qui peuvent rentrer dans l'esprit des hommes.

Il m’a semblé intéressant de savoir comment ils rentrent dans les mentalités, et qu’est-ce qui facilitent leurs expansions malgré leurs bêtises.

Lorsque les deux premiers chiffres de votre département sont le « 9 » et le « 3 », attendez-vous à susciter toutes les angoisses et les suspicions et à être bien plus grillés lorsque vous déposez un cv pour obtenir un entretien d'embauche, que les grains de maïs chauds vendu à la sauvette de la gare de Saint-Denis.

Ou que le fond des pipes à crack usagées par des junkies, perdus dans l'urbanisme d'un coin d'une ville ravagée par la drogue.

Le sujet ne pouvait qu’être inévitable....

Tout le concept de l’histoire qui va suivre était de provoquer la rencontre d’un banlieusard avec le monde du parlement qui a pu exclure en se laissant par la suite lui-même aspirer par le système de cette classe dominante.

L’idée part du paradoxe et de l’ironie du nom d'une rue situé à l’angle d’un carrefour de la ville de Saint Denis,

S’appelant la rue de la République.

Après avoir constaté la mine de ses passants semblant tristement abandonnés par la République.

L’idée d’écrire sur ce thème m’est venu spontanément.

Beaucoup de gens exclus ont l’habitude d’être stigmatisés, et ont pourtant beaucoup plus de mérite que ceux qu'on nous présente comme des modèles.

La matière des poncifs est si grande que l'inspiration d'écrire sur le sujet m’est venu plus rapidement que la vitesse d'un go-fast prit en chasse par une brigade de police anti-drogue.

Force est de constater que l'état de la misère sociale de notre environnement, est trop souvent assimilée à des clichés et une misère intellectuelle, et notre urbanisme lié à tort au monde de la criminalité par des responsables d'une politique bâclée, offensante, et très souvent indifférente.

Bien plus pressés de baisser les lingeries de leurs maîtresses dans de confortable hôtel particuliers , que de baisser le nombre de chômeurs et de régler les problèmes de logements insalubres où s'entassent les familles issues de milieux prolétaires.

Comment devenir rescapé de votre environnement, lorsqu'on fait tout pour vous y cloisonner ?

À mon sens, savoir s'évader sainement, s'instruire au plus vite sans rester prisonnier de notre propre environnement.

Cessons d'agir comme si nous étions sous placement de surveillance par bracelet électronique.

Même si partout où l'on va, on nous demandera toujours d'où l'on vient.

Les hommes les plus forts restent ceux qui influencent leurs environnements, plutôt que de se faire influencer par lui.

Tous les préjugés que j'ai pu entendre dans ma vie, ne pouvaient que nourrir mon inspiration pour cette histoire.

L'idée du titre de ce roman « La muraille des poncifs » fut trouvée en raison de tous ce qui peut séparer les individus de notre société.

Par cette histoire, imbriquant l'univers de la politique, j'ai voulu rappeler que l'honnêteté n'est pas propre à une couleur ou à un milieu social.

Si cette histoire a été écrite dans le but de briser le bocal des préjugés des gens en démontrant l'imbécilité du racisme d'où qu'ils viennent, c'est parce que tous ces jugements préconçus ne sont que le combustible des phobies et les racines du racisme que des hommes peuvent éprouver envers d'autres.

Avant d'étrangler certains préjugés, je tiens à rappeler leurs définitions et généralement les causes de leurs propagations.

Le préjugé est une idée admise sans démonstration, un jugement préalable sur une personne sans posséder de connaissances suffisantes pour diagnostiquer la situation.

La discrimination demeure un acte induit par le préjugé, et l'un des plus grands drames de notre époque et pour nos générations futurs est de voir ce phénomène traverser le temps en étant amplifié par le traitement de l'actualité des médias.

Sous l'effet de la strangulation des préjugés, l'intégration sociale des minorités termine la plupart du temps morte étouffée.

Préjuger un homme revient à assassiner votre morale, pour l'avoir privé de toute son identité.

La véritable opinion que vous pouvez avoir sur un individu ne peut être valable en vous appuyant sur des préjugés, mais seulement après avoir pris le temps nécessaire pour le connaître.

Les paroles des ignorants sont comme des sables mouvants.

Lorsqu'ils cherchent à débatte avec, ils ne font que s'enfoncé eux-mêmes dedans.

« La justice de nos pensées est de ne jamais condamner des hommes avant de les avoir véritablement connus. »

La télévision participe également au développement des clichés en laissant à l'antenne des journalistes politiques médiocres comme Éric Zemmour, cultiver les discriminations raciales par leurs propos ineptes et ses analyses pleines de contrevérités sur la banlieue. La plupart du temps accompagnés par les discours les plus haineux cruellement négrophobes et fortement nauséabonds.

Des discours venimeux ressemblant fortement à des rebus de canalisation de toilettes bouchées où l'on retrouve les plus bas clichés sur la communauté maghrébine et la religion musulmane.

Le danger de laisser les hérésies et les pamphlets ethniques contraires à la vérité d'Éric Zemmour être librement partagé en désignant l'Islam et l'immigration responsable de tous les maux.

Et prendre un risque sérieux que les gens adhérent à ses idées abusives en ayant légitimé la diffusion de ses propos calomnieux.

Si le racisme est aussi fertile pour germer dans notre société, c'est parce que les médias ont laissé le champ libre à ses partisans pour planter ses graines.

Les stéréotypes pourront se réduire, quand le racisme ne sera plus institutionnel et que la presse féminine et les représentants de notre société ne seront plus prospères à féconder les exclusions des gens, sur leurs milieux sociaux ou leurs couleurs de peaux.

La plupart des magazines sont un réservoir de clichés sur les femmes et des vecteurs de stéréotypes sur la beauté faisant croire aux femmes qu'il faut être clair pour être belle.

Il n'y a qu'à regarder à quoi pouvait ressembler Beyoncé le jour où l'Oréal a fait appel à elle pour une publicité.

Rien de plus raciste que de se servir d'une femme noire pour une crème éclaircissante.

Le plus souvent, les préjugés sont la plupart ethniques et religieux. Les Noirs sont majoritairement traités par une catégorie de Blancs comme incultes, polygames en puissance devenus des machines à gosses pour braquer la caisse d'allocation familiale avec leur sexe pour vivre des prestations sociales.

Les Arabes sont quant à eux vus par les ignares de la civilisation arabo-musulmane comme un peuple d'égorgeurs, et de barbares sanguinaires imposant à leurs femmes le fait d'être totalement soumises.

Hélas, bien d'autres peuples sont victimes d'idées reçues ne représentant absolument pas, la réalité de ce qu'ils sont réellement.

La stupidité du racisme provenant des préjugés gangrène même le monde du sport, malgré la diversité ethnique des sportifs.

De Donald Sterling ancien patron des Clippers (équipe de basket-ball de Los Angeles) interdisant à son ex-petite amie pourtant Noire et Mexicaine de poster des photos sur Instagram en compagnie de joueurs afro-américains, au dérapage verbal du défunt commentateur sportif Thierry Roland ayant déclaré en plein match :

"Honnêtement Jean-Michel ne croyez-vous pas qu'il y a autre chose qu'un arbitre tunisien pour arbitrer un match de cette importance ?"

Jugez par vous-même les termes employés pour désigner un être humain.

Il se transforme en chose, qui au point de vue de la langue est totalement inapproprié et dénué de sens.

Car le mot « chose » ne peut s'employer au point de vue de la langue que pour un objet, une idée ou encore une abstraction.

Contrairement à Donald Sterling, Thierry Roland n'avait jamais été suspendu d'antenne pour ses propos racistes.

On retiendra également la bêtise des poncifs de l'entraîneur des Girondins de Bordeaux Willy Sagnol soufflant sur les braises des préjugés des joueurs venant d'Afrique. Enfermant l'homme noir sur ses capacités physiques tout en effaçant les capacités intellectuelles de sa personne.

Le racisme en France est cultivé par le monde politique, bien trop imperméable à la différence culturelle et religieuse.

Constamment obsédé par le fait de formater une identité nationale, et de retirer celle de base appartenant à chaque individu.

Les injures raciales envers les Arabes de Brice Hortefeux illustrent tristement le fond de pensée de certains hommes politiques qui peuvent être au pouvoir.

Personne n'a pu oublier les remarques désobligeantes de Manuel Valls préférant que le caméraman qui l'accompagnait sur un marché de la ville d'Evry ne filme pas trop les personnes de couleurs noires qui se trouvaient sur les lieux.

En lui disant : "Tu me mets quelques whites quelques blancos."

L'exemple de cette scène reflète assez bien le monde de la société française.

Rendre invisible les minorités pour les remplacer par la majorité, alors que ces minorités font partie intégrante du décor régional.

Pourquoi une couleur de peau devrait être synonyme de remplacement ?

J'ai envie de dire aux responsables de l'Etat.

"Vous me mettez un peu moins d'imbéciles, un peu plus d'intelligencia !"

Les injustices raciales assassinent les plus beaux rêves des carriéres professionnels.

Les préjugés sont aussi véhiculés par beaucoup de politiciens.

Beaucoup d'entre eux s'opposent au voile, sauf quand il s'agit de le faire porter au racisme.

La pudeur est une vertu qui ne doit jamais perdre sa liberté.

Si le voile fait grincer les dents de la société occidentale, c’est sûrement parce que ce signe lui rappelle que beaucoup de femmes ont conservé avec décence leur pudeur, sans faire abstraction à ce qui est moral.

Si dans les discours de Marine Le Pen on retrouve fréquemment un tel acharnement sur l'immigration, et une telle dérive à être aussi intolérante et réfractaire aux échanges culturels, tout provient d'une éducation ratée venant de son père l'ayant privé de pouvoir s'ouvrir à d'autres civilisations.

Si notre société est aussi imparfaite sur la question de ses inégalités sociales, c'est parce qu'elle ne sait pas conjuguer le verbe avoir avec les talents de notre diversité.

Fermant les accès aux élites du pouvoir à des jeunes compétents ayant une double culture.

Pour les remplacer par des incompétents qui s'efforcent de nous faire croire le contraire.

Le racisme se manifeste souvent par des dérapages en direct provenant parfois de la profonde ignorance de chanteur populaire comme l'exemple de Florent Pagny lorsqu'il déclare un jour sur une antenne d'une radio en pleine interview racontant sa nouvelle vie et la scolarisation de ses enfants :

« Il y a un moment où ton môme, quand il rentre à la maison et d'un seul coup, il se met à parler reubeu. » Ensuite il déclare qu'à la limite il peut encore tolérer que son fils puisse continuer à parler le verlan mais pas l'arabe.

Car selon lui ce n'est pas possible et il n’y a pas de raison selon ses termes.

La possibilité et la raison sont existantes, puisque la France est un pays multiculturel.

D'après l’analyse qu'il dresse, à celui qui l'interviewe. Certains gosses se raccrocheraient à des codes par peur, et pour ne pas être importunés, la télévision française peut être un relai important des thèses racistes lorsqu'elle donne le droit d'expression à des actrices de cinéma comme Véronique Genest aborder des sujets comme celui l'Islam.

L'ignorance n'a jamais absout la bêtise de celui ou celle qui méprise l'effort de la quête du savoir.

Les préjugés sont souvent relayés par une méconnaissance d'un sujet.

Si les médias font volontairement de l'Islam la cible des amalgames, c'est parce que ses valeurs humanistes ne vont pas dans le sens du capitalisme et de la mondialisation.

En cherchant à connaître qui sont réellement les gens avant d'émettre un avis non objectif sur eux, vous aurez la possibilité de décapiter vos préjugés.

Les gens doivent se guérir de leurs préjugés pour ne plus être malades du racisme qui est un cancer pour notre société.

Les hommes les plus pauvres de l'espèce humaine, sont ceux qui n'ont pas su s'enrichir intellectuellement de la culture des autres peuples dont ils sont composés.

Si le racisme en France a toujours eu une actualité, et une possibilité de se renouveler, c'est parce que les dirigeants ont divisé le pays en deux.

Acceptez de vous-même l'ignorance et le manque de savoir sur les cultures des autres, ne pourra que favoriser l'émergence des préjugés.

Les préjugés sont des obstacles à franchir pour véritablement connaître les hommes. L'ignorance emprisonne les esprits dans toutes les sortes de phobies, que seul l'effort du savoir pourra rendre un jour libéré et serein.

Parfois les espoirs ne peuvent revivre, qu'en ayant tué certains tabous.

Parmi les choses les plus destructrices pour une société, il y a le fait de renforcer les préjugés que les individus ont les uns envers les autres jusqu'à la venue d'une totale fracture relationnelle entre les peuples, et l'impunité policière lors du meurtre de ses citoyens.

L'histoire qui va suivre est une fiction inspirée par des réels préjugés que des gens peuvent avoir sur les autres, et certaines pratiques mafieuses qu'on retrouve abondement dans le monde de la politique….

4h05 du matin, dépôt de la Brink's en région parisienne.

Le fourgon contenait précisément dix millions d'euros pour la mise en circulation d'un nouveau billet.

Monter un braquage fantôme et disparaître pour refaire ma vie, en offrant à ma femme la vie dont elle avait toujours rêvée.

Frustré de ne pas pouvoir lui payer autre chose que de modiques cadeaux provenant d'un salaire de dabiste.

Mes sentiments étaient trop forts pour que je puisse résister à cette occasion d'anticiper ma retraite au soleil et marcher sur du sable fin.

Tout avait été soigneusement préparé comme la partition d'un chef d'orchestre.

Seulement quand le diable vous dicte la symphonie, rien ne pouvait se passer comme prévu.

Quand un convoyeur de fond commence sa journée, il se dit souvent intérieurement qu'il est fort probable qu'il se fasse braquer.

Mais il ne s'attend quasiment jamais à ce que ce soit son coéquipier avec qui il est dans le fourgon qui puisse commettre le braquage.

Une fois le fourgon sorti de l'entrepôt avec ses huit millions, il a dû rouler une bonne demi-heure avant d'arriver au premier distributeur.

Une fois que le chauffeur s'est mis à manœuvrer pour se garer, deux voitures ont bloqué brusquement la route au fourgon pour le prendre en sandwich, et deux hommes portant des masques du visage de Barack Obama sont sortis portant sur eux des lances roquettes.

Un des deux a hurlé :

"Sortez de-là bande de sales fils de p-tes ! Et foutez-vous à plat ventre au sol !"

Au moment où le chauffeur m'a vu prendre mon flingue, il pensait que j'allais riposter en leurs faveurs, alors que mon arme de service les a tous les deux braqués.

"Sortez de-là ou je vous flingue ! Dépêchez-vous !"

Un collègue étonné essaya faussement de m'attendrir

"Warren pas toi me-de !"

"Bouge tes grosses fesses du fourgon et à plat ventre au sol !"

Un complice a fait rentrer les deux employés de la Brink's dans le coffre d'une Mercedes noire, et j'ai pris le volant du fourgon en désactivant son système de géolocalisation.

Un quart d'heure plus tard après avoir détourné le fourgon sur le parking d'un entrepôt désaffecté, nous avons vidé le contenu de son chargement en partageant la somme en trois, avant de faire sauter le fourgon avec deux grenades et d'abandonner la voiture en laissant quelques cannettes de soda dans le coffre pour les deux dabistes.

Tout avait fonctionné et s'était merveilleusement bien passé avant que je ne rentre chez moi...

En pensant faire une surprise à ma femme en revenant avec les sacs remplis par l'argent du braquage je pensais que je n'avais plus qu'à la réveiller pour partir à l'aéroport après lui avoir annoncé la bonne nouvelle.

Mais arrivé devant la porte.

Je me suis mis à entendre de forts cris de gémissement provoqués par un puissant orgasme pris par elle.

En entend cela, j'ai laissé tomber les sacs pour entendre sa voix qui me confirma qu'il ne s'agissait pas du son de la télévision.

"Arrête j'ai entendu du bruit, c'est peut-être mon mari !"

"Mais, tu m'as dit qu'il était au boulot ? ! Allez Chérie continue à bouger ton c_l , dans une heure je dois être à l'Assemblée Nationale.

Donne-moi du plaisir.

Tu t'inquiètes pour rien, c'est sûrement le facteur qui a fait du bruit.

Allez fait-moi une petite pipe avant que je n'arrive en retard."

Au début, j'ai pensé que cela pouvait être une agression, mais comment cela aurait pu être possible alors que la porte ne portait aucune trace d'effraction ?

L'ayant parfaitement entendu j'ai su que le programme allait être totalement différent.

De l'amour à la haine il n'y a souvent qu'un pas et pour rentrer dans mon appartement j'ai dû au moins en faire deux.

En rentrant, j'ai vu ma femme enlacée avec un gros Blanc avant de lui tirer une balle dans la poitrine pour atténuer ma tristesse.

En rentrant j'espérais la rendre heureuse en lui annonçant qu'elle allait changer de vie, alors qu'au final, j'ai froidement été la cause de sa mort.

En voyant le visage de l'amant de ma femme je ne fus pas au bout de mes surprises.

Il s'agissait d'un important homme politique que je m'apprêtais à ligoter pour lui faire payer son geste....

Quand après mon crime il m’a dit qui il était :

"Je vous assure Monsieur, j'ignorais que c'était une femme mariée.

S'il-vous-plait relâchez-moi.

Dans une heure je dois être à l'Assemblée Nationale pour une importante réunion des ministres.

Si c'est de l'argent que vous voulez on peut trouver immédiatement un arrangement ?"

"Un arrangement ? Parce que tu crois peut-être que tous les Noirs peuvent être corrompus ?"

"Non, non pas du tout si je vous propose cet arrangement c'est juste pour la réparation du préjudice moral que vous avez subi."

"À combien estimes-tu la somme pour que je ne veuille plus te tuer ?"

"Votre prix sera le mien !"

Quand il m'a dit cela je lui ai collé deux gifles en lui vidant le sac de liasses de billets du fourgon sur sa tête en lui criant dessus.

"L'argent n'achète pas tout, raconte-moi tout depuis le début sale petite me-de !

Depuis combien de temps tu te tapais ma femme ?

Depuis combien de temps pendant que j'allais faire le con à charger des distributeurs, tu allais vider tes balloches sur elle ??!"

"Environ un mois. J'ai dû la voir quatre fois."

"Et si j'appelais ta femme pour savoir si elle aimerait que je lui fasse les mêmes choses que tu faisais à la mienne ?"

"Vous n'en serez pas ravi. Elle est plus frigide que les murs d'un igloo.

Voilà pourquoi je l'ai trompé avec la vôtre.

Maintenant si vous avez vraiment aimé la vôtre, elle n'aurait jamais fait cela en acceptant mes avances.

Qu'est-ce que vous allez me faire ?"

"Très mal. Autant que tu as pu prendre du plaisir avec ma femme, tu vas souffrir en ayant connu son mari.

Je vais sûrement commencer par te castrer avec une batte de base-ball, avant de te décapiter la tête pour l'envoyer en Colissimo à ta femme.

Avant cela, je vais l'appeler pour lui révéler ton infidélité et pour lui dire qu'elle peut passer la commande de ton cercueil."

"Non je vous en supplie, ne faites pas cela !"

"Ou je pourrais très bien l'appeler pour faire connaissance avec elle, pour lui demander si elle aimerait faire avec moi ce que tu faisais avec la mienne ?"

"Vous n'en serez pas ravi, elle est plus frigide que les murs d'un igloo. Voilà pourquoi je l'ai trompée avec la vôtre."

En entendant cela, je lui ai collé deux autres grosses gifles.

"Qu'est-ce que tu proposes en échange ?"

"Tout ce que vous voulez, mais pitié ne me faites pas de mal !"

"Dis-moi, qu'est-ce qu'un homme peut offrir à un autre, lorsqu'il l'a complètement déshonoré ?"

"Dites-moi précisément ce que vous voulez, mais ne me tuez pas !"

"Une toute nouvelle vie, et pour cela tu dois me garantir d'accepter deux conditions.

La première est que tu me couvres pour le braquage en te débarrassant des deux dabistes que j'ai laissés dans le coffre d'une Mercedes noire derrière un entrepôt désaffecté.

La seconde, tu me fais rentrer au siège du Parlement français dans six mois sous une toute nouvelle identité."

"Et pour le cadavre de votre femme ?"

"Ça sera à toi de t'en débarrasser.

Découpe-la en morceaux, elle sera beaucoup moins lourde à transporter.

Je reviendrai dans six mois le temps de changer de visage et de me faire oublier.

Cela te laissera le temps de tout préparer."

"Mais vous voulez être ministre de quoi ?"

"De la Culture, cela ira très bien comme cela !

Au faite une question me torture l'esprit.

Comment tu as connu ma femme ?"

"En sortant d'un Sofitel avec une autre maîtresse. Elle m'a reconnu et m'a dit qu'elle avait voté pour moi lors des dernières élections.

Nous avons échangé quelques mots et beaucoup plus tard elle m'a confié qu'elle avait été mariée de force en Afrique et qu'elle cherchait à refaire sa vie car elle vivait avec une brute."

"Quoi ! Mais elle n'a jamais mis ses pieds là-bas.

Elle a été adopté par des Blancs qui vivent en Normandie depuis qu'elle est petite."

"Je pense qu'elle a surement menti pour me prendre par les sentiments."

"Oui tout comme toi pour te faire élire ou pour prétexter tes absences auprès de ta femme alors que tu ba-sais celles des autres."

"Six mois et pas un jour de plus.

Dernier conseil, fous le feu à l'appartement tu as dû laisser ton ADN et tes empreintes partout."

Souvent les péchés des hommes les entraînent à faire de pire en pire.

Parfois tout part d'un petit mensonge pour finir par d'affreux crimes.

L'adultère du Premier Ministre l'avait conduit à brusquement se transformer en un véritable tueur à gages.

Après avoir découpé à la scie électrique mon ex-épouse en morceaux pour la rentrer dans quatre sacs poubelles, il a incendié l'appartement avant de partir tuer les deux dabistes qui se trouvaient dans le coffre de la Mercedes.

En chemin il a appelé pour signaler qu'il serait absent au Parlement aujourd'hui.

"Allo, ici le Premier Ministre. Transmettez le message précisant que je ne pourrai être à l'Assemblée pour une raison médicale."

Arrivé à l'entrepôt, il a cherché environ dix minutes la Mercedes noire dans laquelle se trouvaient encore les deux employés de la Brink's.

En se garant à son niveau, il entendit tout de suite une série de chocs qui provenaient de l'intérieur du coffre.

"Ouvrez-nous, nous avons été enfermés, s'il vous plaît ouvrez nous !"

Quand le coffre s'ouvrit, ils furent soulagés et à la fois ébahis d'avoir été libérés par un important homme politique proche du Chef de l'Etat.

"Mais vous êtes le Premier Ministre ?"

"Oui c'est bien moi en personne. Ecoutez, la femme de votre collègue m'a contacté pour me dire que son mari a appelé la police qui a pu arrêter les braqueurs. Selon les dires d'un des leurs, ils l'ont seulement assommé et enterré juste derrière, essayé de creuser pour le retrouver il doit être sûrement encore en vie. Dépêchez-vous ! Je reviens dans quelques minutes pour indiquer l'endroit exact à la police."

Tout ceci n'était qu’une macabre ruse pour leur faire creuser leurs propres tombes.

Un quart d'heure plus tard il revint pour les flinguer en leur lâchant ironiquement :

"Merci de m'avoir facilité le travail, vous auriez fait de très bons fossoyeurs !"

De Roissy à Miami, je suis parti me refaire faire le visage pour passer totalement inaperçu.

Quelques jours après les cicatrisations de mon nouveau visage, je partis cinq mois aux Bahamas avec l'argent du fourgon.

Alors que tout le monde me pensait mort comme les deux autres dabistes introuvables, je n'ai jamais autant profité de la vie.

Tout ce qui peut faire plaisir l'argent me l'a offert, sauf une chose, la sincérité d'un amour.

Les femmes qui vous aiment pour ce que vous avez, pourront difficilement vous aimer un jour pour ce que vous êtes.

Sur place j'avais dit aux gens que j'étais le petit frère d'Eddy Murphy, un vieux mytho pour ne pas attirer l'attention sur mes dépenses outrancières.

Tous les matins j'avais le droit à

"Isaac ! Comment va Eddy ?"

Et eux, ils avaient le droit en retour tous les mêmes matins à la même réponse.

"Ça baigne pour lui. Il tourne la suite d'un flic à Beverly Hills."

Même avec un accent cramé de banlieusard, les gens y ont cru, confortés par leurs idées préconçues qu'un Noir riche ne peut avoir que réussi dans le foot, le rap, ou le cinéma.

Avant de travailler pour la Brink's j'ai été deux ans vigile, cherchez l'erreur avec un Bac +4 Scientifique je me retrouvais à faire le gilet pare-balles pour un stupide patron d'un établissement bancaire qui ne prenait même pas la peine de dire bonjour à ses employés en arrivant le matin.

Dans le 93 même si parfois certains endroits ressemblent à un laboratoire d'insultes, les gens savent quand même vous dire les deux syllabes de bonjour lorsqu'ils vous croisent le matin.

En poursuivant les études, j'ai tout fait pour ne pas devenir ce que je suis devenu aujourd’hui.

Malheureusement, je suis devenu le produit de fabrique d'une société discriminante et inégalitaire.

Le plus marrant quand vous changez de visage c'est que vous reconnaissez des gens qui eux, ne vous reconnaissent même pas.

Sur une plage des Bahamas, je suis tombé sur un Juge du Tribunal de Bobigny qui était en train de se faire un rail de coke.

Au moment où il allait sniffer, il fit tomber la cocaïne sur le sable après lui avoir lancé narquoisement :

"Le paysage ça change de la salle d'audience ! Ça c'est un verdict sans appel !"

En une phrase assassine, j'avais rappelé à cet homme qu'il avait toujours fait appliquer aux autres ce qu'il n'aurait très certainement jamais fait appliquer pour lui-même, en mettant brusquement, sa conscience dans le box des accusés.

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Des Bahamas au Sénat après avoir fait un nouveau visage

(Dans les coulisses du pouvoir, la réalité de nos institutions)

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En réapparaissant six mois plus tard à Paris, j'ai intégré officiellement un siège au Parlement par le biais du chantage fait au Premier Ministre après qu'il ait commis l'adultère avec ma femme.

J'avais les compétences requises pour le poste, mais on ne m'aurait jamais pris si je n'avais pas eu le pouvoir de faire éclater un scandale sur la vie du Premier Ministre du Chef de l'Etat.

Six mois plus tard, je réapparus avec un tout nouveau visage et une toute nouvelle identité, un nouveau logement ainsi qu'un nouveau compte bancaire.

Tout avait à peu près changé, sauf la couleur de ma peau.

Qui, lorsque vous rentrez au Sénat, ne vous épargne pas des préjugés que des Blancs qui n'ont jamais grandi avec des Noirs peuvent avoir sur eux ?

Mon chantage m'avait fait passer de braqueur de fourgons à un homme politique du Gouvernement français.

Lorsque vous rentrez dans le monde de la sphère du monde politique, vous ne côtoyez presque que des gens aisés, vicieux, qui font tout pour oublier que la misère sociale existe.

En les fréquentant, j'ai pu m'apercevoir très vite que leurs trains de vie étaient beaucoup plus débridés que les exclus qui résident autour de la périphérie parisienne.

En quittant les faubourgs des bas-fonds et les tours HLM dont les cages d'escalier ressemblent à des échangistes pour cafards, je finis par marcher sur le tapis rouge de l'Elysée en devenant grâce à une magouille, un ministre d'Etat chargé des affaires culturelles.

En charge de la tutelle des quatre Beaux-Arts, je pensais au départ que mon travail serait gratifiant.

Mais à force de péter dans la soie, on croit que l'on peut chier sur tout le monde.

J'allais aux réunions des Ministres pour y faire ma sieste où je passais mon temps à inaugurer des monuments historiques pour lesquels je n'avais aucune considération.

En découvrant la politique française, j'appris les prises illégales d'intérêts, les recèles d'abus de biens sociaux, les financements occultes de partis politiques.

Mais la chose que j'ai la plus apprise par excellence est comment faire des dépenses somptuaires et inutiles.

Au cabinet de la Culture se trouvait mon bureau.

De Isaac Konaté simple employé de la Brink's, j'étais devenu Samba Diaby Premier Ministre noir de la Culture française.

Chaque semaine, je recevais des lettres d'insultes par des nationalistes ne comprenant pas la pluralité ethnique de leur propre pays.

Conséquence évidente de la venue des peuples de pays anciennement colonisés d'Afrique ayant construit et nettoyé la France.

J'aurais bien pris le temps de leur répondre pour leur dire que j'étais né à Stains, et que parlais certainement mieux le français qu'eux après avoir lu leurs correspondances truffées de fautes affligeantes.

Mais leurs courriers étaient anonymes, sans avoir eu le courage de laisser l'adresse de l'expéditeur.

Ma secrétaire s'appelait Simone Nicourt, une vieille désaxée couguar ayant écumé toutes les discothèques afros de la capitale, en vue de relations sans lendemain.

Les gens préjugent souvent la sexualité des jeunes noirs, mais elle n'est souvent pas plus torride que celle des vieilles blanches.

Elle arrivait souvent en retard le matin, fatiguée de ses nuits courtes et festives. Le manque de sommeil pouvait se lire sur son visage.

Toujours accompagnée de son walkman sur ses oreilles où généralement j'arrivais à entendre les sons qui sortaient de ses écouteurs de Koffi Olomidé ou encore de Magic System.

Une vraie prédatrice à mâles pourtant à une année de la retraite, une tigresse en rut toujours prête à bondir pour regarder par la fenêtre si un jeune facteur d'origine antillaise ne ramenait pas du courrier afin qu'elle puisse tenter de le convaincre de prendre son adresse.

Quand je ne recevais pas de courriers antipathiques, c'était ceux de sans-papiers qui portaient le même nom que moi, prétendant que nous avions des liens familiaux en commun afin de trouver une solution pour qu'ils puissent être régularisés.

Généralement cela me faisait plutôt rire et je finissais par leur donner volontiers un coup de pouce comprenant leurs impudences face à la cruauté de leurs situations.

Malgré le fait que mon visage a changé, je n'avais pas perdu la face.

Jouant de mes relations nouvelles, j'ai pu reloger mes parents et les familles de mon ancien quartier.

La politique française n'est rien d'autre que les avantages pour ceux qui la font et, les désavantages pour ceux qui la subissent.

Quand on est un homme politique et que l'on souhaite détourner de l'argent public, la première chose qu'on vous apprend c'est le mode opératoire consistant à fabriquer des fausses factures pour pouvoir justifier le plaisir des achats de vos dépenses.

Une fois que vous savez le faire, il ne reste plus qu'à vous en servir.

Chaque mois, ma secrétaire venait m'apporter une dizaine de factures fictives.

"Bonjour Mr Diaby les factures sont arrivées."

"Excellant Simone, veuillez avoir l'amabilité de les transmettre directement au service comptabilité.

Ils s'en occuperont dès lundi."

La plupart des hommes politiques ont des addictions à la cocaïne ou à certains fantasmes sexuels.

L'argent du contribuable permet à ces pourritures de pouvoir amplement les réaliser de Paris jusqu'à l'autre bout du monde.

Pour ma part il s'agissait de voyages au bout de la Terre, en visitant les plus belles îles que j'avais pu avoir dans le passé.

La plupart des politiciens vous diront que les jeunes profitent du système.

Mais une fois dedans, on se rend compte que c'est ce sont ceux qui sont à l'intérieur qui en profitent le plus.

Chaque vendredi en fin de journée, j'avais pris la même habitude.

Une spacieuse limousine venait me prendre à mon cabinet pour m'emmener à l'aéroport de Roissy, et à partir de là-bas je décollais d'un jet privé pour visiter toutes les plus belles îles du Monde.

Je faisais en moyenne un voyage de deux jours par semaine avec l'argent du contribuable.

De courtes heures d'évasion pour explorer la beauté du Monde, en me disant qu'au court de mes voyages je trouverais peut-être mon idéal féminin.

Les îles caïmans étaient celles où se trouvaient mes nouvelles banques.

Je me rappellerai toujours de ce fameux vendredi où j'ai connu Jack le clodo du périph et comment il est devenu mon assistant parlementaire.

Alors que j'étais confortement installé à l'arrière de la limousine venue me chercher afin de me conduire sur la piste où se trouvait un jet privé qui m'attendait, le chauffeur s'est mis à freiner très brutalement.

Secoué dans tous les sens, la voiture venait de s'immobiliser.

En sortant de la voiture, je vis un clochard en plein milieu de la route, allongé au sol, serrant dans ses bras un petit chien au poil marron clair.

Bloquant le passage de la route, les voitures commencèrent à s'entasser les unes derrières les autres pour former un bouchon.

Les conducteurs perdirent leur sang-froid.

"Hey avance connard !"

Rien à faire, l'homme voulait rester à tout prix sur la route pour se faire écraser.

Fatigué par ses nuits d'errance, en bordure du périphérique, le chauffeur commença par gentiment lui parler :

"Monsieur, il ne faut pas rester là c'est dangereux vous risquez de vous faire écraser.

Levez-vous !"

"Depuis le temps que le système m'écrase, j'aimerais enfin en finir une bonne fois pour toute en me faisant écraser par mon propre choix."

Des conducteurs à bout de nerfs sortirent de leur voiture.

"Mais bouge-la ta caisse de merde !"

Des chauffeurs se mirent à parler entre eux.

"Nous avons juste qu'à le déplacer à plusieurs et le balancer à côté de la route !"

"Oui, excellente idée !"

Le chien se mis à aboyer pour défendre son maître "Wouaf ! Wouaf !"

"Faites gaffe ! Le clébard de ce clodo barjo a très certainement la rage !"

Je me suis mis près de lui et j'ai commencé à lui parler doucement pendant que le reste des gens criaient, faute de ne pouvoir avancer.

"Comment t'appelles-tu ?"

"Jack."

"Et ton chien ?"

"Hollande."

" Ok Jack. Ça te dirait de bosser pour moi ?"

"Oh, tu dis cela pour que je me lève et que je quitte la route !?!"

" Non pas du tout, lève-toi et monte dans ma voiture.

On va trouver un endroit pour que tu puisses te laver et tu pars avec moi à Tahiti avant de commencer lundi ton boulot !"

Jack monta dans la limousine et saisit sa chance avec un sourire. Il avait l'air d'avoir repris goût à la vie tout juste après avoir échappé à la mort.

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La vie de rêve aux frais du contribuable

(Un clochard à Tahiti sur l'île de Bora-Bora)

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Si l'argent ne fait pas le bonheur, elle peut changer la vie d'un homme.

Bora-Bora une île perdue en plein milieu du Pacifique Sud.

Après que Jack se soit lavé et rasé pour retrouver une apparence humaine, nous nous sommes envolés pour Tahiti.

Assis dans une chaise longue sur une plage de sable fin, face à une eau turquoise plus claire que la couleur du ciel, curieux de savoir ce qui lui était arrivé, je me rappelai de lui avoir posé cette question :

"Comment tu t'es retrouvé dans la rue Jack ?"

"En sortant de prison je n'ai jamais réussi à me réinsérer."

"Mais qu'est-ce que tu as fait pour aller en prison ?"

"J'ai découpé ma femme en morceaux après avoir découvert son infidélité."

"Hiii !!"

"Tu as dit quoi ?"

"Tu m'as surpris, laisse tomber. En Afrique les onomatopées ont une place qu'elles n'ont pas en Occident. Poursuis ton histoire."

"A l'époque, j'avais une vie sociale très confortable, je travaillais en tant que comptable pour une société de pneus de voitures. Seulement un jour alors qu'il y avait eu un bug informatique au sein de l'entreprise, mon ex-patron m'avait donné ma journée.

En rentrant chez moi j'ai vu mon pire cauchemar se réaliser en surprenant ma femme sur une machine à laver avec un homme africain en train de se faire pénétrer vivement.

En voyant cela j'étais encore plus secoué que le linge qui tournait dans la machine.

Immédiatement je suis parti chercher mon fusil de chasse pour tirer dans le postérieur de l'homme qui prenait la fuite dans mon jardin sans vêtement.

Après cela, comme dans un film d'horreur j'ai démembré le corps de mon épouse avant de la mettre dans une valise. Puis ensuite je me suis rendu au commissariat de Villetaneuse sans parler lorsqu'un agent de police me dit :

"Qu'est-ce qu'il y a dans cette valise Monsieur ?"

Je répondis froidement :

"Le cadavre d'une sa-ope ! Faites-en ce que vous voulez !"

Ensuite j'ai été déféré aux assises du tribunal de Bobigny pour écoper d'une peine de huit ans pour crime passionnel.

En sortant j'ai connu la précarité, la psychiatrie, puis ensuite la rue."

Tout à coup, en évoquant tous ses douloureux souvenirs, Jack se mis à éclater en sanglots.

"Qu'est-ce qu'il y a Jack ? C'est fini, tu ne retourneras plus dans la rue.

Je te donne ma parole !"

"Si je pleure c'est parce qu'après cet événement, j'étais devenu Eric Zemmour numéro 2.

Je ne pouvais plus rester sans avoir de mauvaises pensées sur les Noirs.

En me sauvant la vie pour m'en donner une deuxième, j'ai pris conscience de ma bêtise."

"T'inquiète Jack je te comprends.

Il m'est arrivé à peu près la même chose, sauf que l'amant de ma femme était blanc.

Le vice n'a pas de couleur."

"Tu ne l'as pas tué ?"

"Ma femme oui, mais pour l'homme j'attends juste le bon moment !"

S’il y a dans chaque cœur un coin de solitude que personne ne peut atteindre, il y a dans l'infidélité et la trahison un sentiment de dégoût que tout le monde peut comprendre.

Certains hommes peuvent aimer ou tuer passionnément.

Une fois le soleil couché, Jack a tenu à partir dans une discothèque qui s'appelait le Bora Disco.

Il était parti seul, mais ne le revoyant pas revenir j'ai décidé de partir à sa recherche.

En rentrant dans la boîte je vis une femme assez forte casser son talon de chaussure en tombant sur moi.

Assurément avec adresse et sang-froid j'ai pu la retenir avant qu'elle se ramasse la tête la première.

Mais si j'avais su qu'elle n'allait pas me lâcher, je n'aurais peut-être pas agit de la même manière.

"Oh merci monsieur !"

Un groupe de jeunes agités pouffait de rire en se moquant d'elle :

"Pas étonnant que les talons finissent par casser quand Godzilla met une paire de hauts talons !"

"Pfouahhaaaaa ahaa" (explosion de rires générale)

"Je pensais que les Diplodocus avaient disparus (hahaaahaa)"

Essayant de ne pas succomber à la tentation de rire de la situation, je me suis mis à lui poser une question :

"Excusez-moi mademoiselle, n'auriez-vous pas vu un homme blanc d'une quarantaine d'années avec une légère moustache ?"

"Oui, il prend un verre au bar avec mon amie.

Mais je vous reconnais petit coquin ! Vous êtes le monsieur qui passe sur la chaîne parlementaire, Monsieur Diaby, le Premier Ministre de la Culture.

Ah bah ca alors ! Je ne m'attendais pas du tout à voir quelqu'un comme vous ici."

"Non, non il y a erreur sur la personne je lui ressemble seulement."

"Dis, tu viens danser ? Vous les Noirs vous avez le rythme dans la peau."

"La rythmique n'est pas propre à une couleur de peau."

"Allez mon sauveur, si tu me fais quelques pas je risque de craquer et de te demander de me raccompagner. On dit aussi que la taille de votre sexe est surdimensionnée. Je suis assez partante pour vérifier cela !"

"Donc vous vous intéressez à moi pour toutes ces idées reçues ?! Sachez Mademoiselle que je ne suis pas du tout intéressé par une femme aussi inculte et perverse que vous réduisant la qualité d'un homme à son organe de reproduction.

Même si vous ne verrez jamais mon pénis, sachez tout de même que mon intelligence surpasse de loin mon phallus pour décliner votre proposition indécente. Passez tout de même une bonne soirée !"

La femme partie offusquée sans voix et se retrouvant à la fois bête sur le moment...

Jack était pendu au bar avec une femme qui semblait vouloir le plumer...

"Jack ça va ? Il se fait tard. Rentrons !"

"Moussa je pense que je suis amoureux."

"Quoi ?"

"Elle m'a dit tellement de belles choses, elle m'a dit que je ressemblais à Al Pacino quand il était jeune."

"Mais tu ne ressembles à aucun acteur. Tu as juste le même bide que Gérard Depardieu.

Elle veut juste ton pognon !

Regarde je vais passer cent cinquante euros à un mec pour qu'il lui propose de la ramener à l'hôtel.

Si il accepte de t'ouvrir les yeux il pourra garder la totalité du fric."

"Ça marche !"

Au comptoir se trouvait un vieux sou à qui j'ai demandé de se prêter au jeu.

Sans tarder la femme répondit favorablement à ses avances.

Jack blessé de voir sa réaction, saisit un verre plein pour lui envoyer son contenu en pleine figure.

La femme choquée par son geste et me voyant donner le fric à son faux dragueur compris que ce soir c'était elle qui s'était faite avoir.

Parfois les pigeons s'envolent avant qu'on ne puisse les attraper.

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Un matin où l'on prend un coup de foudre en plein soleil

(Quand l'amour chasse l'envie de tuer un mec)

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L'amour que l'on n'attendait plus ressemble à une arrestation.

Sans que vous ailliez le temps de tout comprendre, elle vous saisit pour vous interpeller le plus rapidement.

En revenant de Tahiti lundi matin alors que j'étais complètement crevé, je devais me rendre au Parlement afin d'assister à une réunion entre ministres.

Sur le chemin, j'étais plongé dans une réflexion d'un choix hésitant de dire toute la vérité à ma mère sur le changement de mon identité et lui annoncer que j'étais encore en vie.

En marchant sans regarder devant moi, mon cœur m'a conduit à bousculer une parfaite inconnue.

Au moment du choc, elle laissa tomber une pochette qui une fois au sol, éparpilla toutes les feuilles de ses documents sur la chaussée.

En nous baissant tous les deux, nos regards semblaient nous dire que nous nous étions trouvés, sans pour autant faire l'effort de s'être cherchés.

"Je vous demande pardon Madame, je n'ai pas fait attention."

"Ce n'est rien, ça arrive."

"Laissez, je vais ramasser ne vous en faites pas.

Oh ! Je suis désolé toutes les feuilles de vos documents sont sales maintenant.

Je ne sais vraiment pas comment me faire pardonner !"

La jeune femme me répondit tout en me dévorant du regard accompagné d'un tendre sourire.

"Mais je ne sais pas non plus !"

"Vous travaillez dans le coin ?"

"Non, mais mon père oui, il est Premier Ministre du Président de la République.

En partant ce matin il a oublié tous ses documents, et il m'a appelé pour que je les lui apporte avant que ne commence sa réunion.

Je pense que nous allons au même endroit, vu que vous êtes le Premier Ministre de la Culture !"

"Ah ! Vous m'avez reconnu ?!"

"Étant donné que vous allez à l'Assemblée Nationale, je serai ravie que nous fassions le chemin ensemble."

Sans le savoir, la fille que j'avais bousculée n'était autre que la fille de l'amant de mon ex-femme.

Il y a un proverbe qui dit que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit.

Mais en apprenant qui était son père, j'étais persuadé du contraire.

"Je ne connais même pas votre prénom.

Comment vous appelez-vous ?"

"Alice, bien puisque vous allez voir mon père remettez lui le dossier de ma part.

Car je risque d'être en retard à un rendez-vous."

"J'espère que ce n'est pas avec un petit-ami ?"

"Non je n'ai pas de petit-ami !"

"Vous devez habiter à coté de beaucoup d'aveugles."

"Merci, vous risquez de me mettre mal à l'aise !

Et vous, êtes-vous marié ?"

"Non je l'étais mais c'est une longue histoire que je vous raconterais peut-être si on se revoit."

"Pourquoi pas !"

"Très bien, pourrais-je avoir votre numéro pour vous confirmer que j'ai bien pu lui remettre ?"

"Je n'y vois pas d'objection."

"Ne tardez pas trop vous risquerez également d'arriver en retard."

"Parfois il faut savoir se faire attendre pour mieux se faire apprécier."

"J'attendrai Alice.

Je vous appelle tout à l'heure..."

À session parlementaire le Premier Ministre était terriblement gêné par ma présence, de par le terrible secret qui pouvait nous lier.

Mais le matin où je lui ai donné le dossier que sa fille m'avait chargé de lui remettre, son visage s'était décomposé comme si j'avais glissé une grenade dans le fond de son slip.

En passant près de lui, je lui ai murmuré dans l'oreille :

"Alice m'a demandé de te remettre ton document.

J'espère que tu n'as rien contre le fait que ta fille puisse tomber amoureux d'un Noir.

Puisque tu fréquentes leurs femmes derrière le dos de la tienne.

Bonne journée mon pote ! Je t'annonce que je risque bientôt d'être ton futur gendre !"

Paris au restaurant Le Bristol, c'est à cet endroit que je revis Alice la fille du Premier Ministre du Président de la République.

Au cours du repas, elle me posa tout un tas de questions sur mon parcours politique et quelles étaient les écoles que j'avais pu fréquenter.

Puis elle enchaîna des questions beaucoup plus personnelles.

C'était quitte ou double, mais j'ai pris le risque de lui dire toute la vérité.

"Vous m'avez dit ce matin lorsque nous avons fait le chemin pour aller au Sénat ensemble que vous aviez déjà été marié.

Puis-je savoir combien de temps et pourquoi êtes-vous séparé ?"

"C'est exacte oui. Mais avant de vous répondre je voudrai savoir si je peux vous faire confiance sur ce que je vais vous dire ?

Et que vous me puissiez me promettre que cette discussion restera entre nous car personne n'est au courant, pas même ma mère ?"

"Je vous en fait la promesse."

"Je suis resté marié une année seulement avec ma femme. On s'était rencontré dans le mariage d'un cousin dans la banlieue Nord de Paris.

A cette époque je n'étais pas un homme politique mais un agent de la Brink's.

Mes revenus étaient assez bas et je n'arrivais pas à combler les exigences de cette femme ultra matérialiste.

Pour remédier à cela j'ai eu la faiblesse de monter un braquage fantôme, pour pouvoir lui offrir un train de vie qui l'aura rendu heureuse.

Seulement en rentrant avec le magot, je l'ai surprise en pleine infidélité, avec un homme politique très important.

Sur le moment mon cœur n'a pas supporté, déçu et à bout de nerf j'ai tiré à bout portant sur elle.

Une fois morte son amant terrorisé, m'a supplié de le laisser en vie en échange d'un poste de Ministre de la Culture.

"Non ce n'est pas possible ! Vous me faites marcher ! Dites-moi que c'est une blague !!"

"Pas du tout et l'homme qui était l'amant de mon ex-femme n'était autre que votre père William Kreshman."

Alice renversa son verre au sol.

"Non, ce n'est pas possible !"

"Ceci est la vérité Alice, votre père est parti ensuite tuer les deux dabistes qui étaient mes anciens collègues que j'avais séquestrés dans le coffre d'une Mercedes, afin de les enterrer avec ma femme.

Si vous ne me croyez pas, vous n'avez qu'à vous renseigner sur le braquage d'un fourgon qui s'est produit il y a environ sept mois.

Trois agents de la Brink's ont été portés disparus.

En réalité deux sont morts et un seul est vivant, ayant refait sa vie sous une fausse identité.

L'homme qui est vivant s'appelle Isaac Konaté. Il s'est totalement fait refaire le visage et vit actuellement sous une fausse identité de celle de Mr Diaby Moussa."

"Moussa ou Isaac pourquoi m'avoir dit tout cela ?"

"Peut-être parce que je ne veux pas tromper une femme que je prends le risque d'aimer à nouveau."

La vérité avait été brève et pimentée.

Mon honnêteté l'avait troublé et à la fois séduite.

Après avoir brisé la glace, je lui ai proposé de partir deux jours au soleil.

"Je pars dans trois jours aux îles Maldives et j'aimerais beaucoup partir avec vous Alice.

Je souhaite que vous deveniez ma femme !"

"Mais, je ne sais pas ! Tout est confus dans ma tête.

Tout me paraît si précipité et irréaliste, de l'aveu d'un meurtre vous passez à une demande en mariage. Mettez-vous à ma place, vous m'avouez que vous avez tué votre femme et que mon père a tué deux personnes pour ne pas qu'on découvre son infidélité.

Et vous m'annoncez tout cela, plus une demande en mariage lors de notre premier rendez-vous en voulant que je vous accompagne deux jours aux Maldives.

Mais est-ce que tout cela n'est pas une caméra cachée ? J'ai vraiment l'impression que tout ceci n'est pas réel."

"Alice, croyez-moi je ne suis pas un modèle, mais je n'ai jamais escroqué les sentiments d'une femme.

Après le braquage de la Brink's j'ai entièrement refait mon visage dans une clinique privée de Miami.

J’aurai très bien pu vous mentir sur qui j'étais mais en amour je n'ai qu'un seule visage.

Parce que l'amour ne se construit pas sur un mensonge. Réfléchissez sur ma demande en mariage."

"Je trouve que ce que vous avez fait et à la fois atroce et beau.

Laissez-moi le temps d'y réfléchir.

Tout ce qui s'est dit restera entre nous quelle que soit ma décision !"

Un jour plus tard Alice accepta de devenir Mme Koné, ou plutôt officiellement Mme Diaby.

Le plus dur qu'il me restait à faire était de partir au Mali voir mes parents pour leur dire toute la vérité.

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L'épreuve d'une vérité abrupte énoncée de façon politiquement incorrecte

(Un revenant avec un tout autre visage)

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Depuis ma disparition, mes parents étaient repartis à Bamako.

Seuls mes frères et sœurs étaient restés en France dans leurs nouveaux logements qui ne se trouvaient plus à Saint-Denis, dans la rue de logements pourris de Auguste Delaune, mais du côté de Villeneuve-la-Garenne où les logements étaient nettement plus salubres.

Arrivé à Bamako, je suis parti dans la maison de mes parents.

Sur place j'ai trouvé ma mère assise dans la cour qui préparait du warragé (thé).

En la voyant, je n'ai pas pu m'empêcher de l'appeler en oubliant le fait qu'elle n'allait pas me reconnaître :

"Maman !"

En entend ma voix elle renversa sa théière.

Puis en bambara (langue du Mali) elle s'est mise à me dire :

"Quel sorcier es-tu pour prendre la voix de mon fils ?"

"Mais Maman c'est moi Isaac, laisse-moi t'expliquer. J'ai dû changer de visage pour l'histoire du fourgon de la Brink's."

Même si j'avais changé de visage, ma voix était restée intacte.

Voilà pourquoi son visage était aussi terrifié par le fait de voir un revenant qu'est son fils ayant pris un autre visage.

Si je ne lui avais pas montré une cicatrice d'enfance et lui ai dit que Sékouba Bambino était son chanteur préféré, j'allais être un homme mort.

Tout le quartier m'aurait mêlé et rué de coups en un rien de temps.

Une fois qu'elle m'a cru, je lui racontais toute mon histoire en lui disant que je souhaitais me marier et que j'avais besoin de sa bénédiction.

Quand je lui ai dit qu'elle est blanche et qu'elle s'appelle Alice, elle tomba dans les pommes.

Dix minutes plus tard, après qu'elle ait repris connaissance, j'ai tenté de la rassurer pour avoir sa bénédiction.

"T'inquiète Maman, je vais tout faire pour qu'elle se convertisse.

Je t'en supplie Maman ! Donne-moi juste ta bénédiction, et trouve les mots pour expliquer tout à Papa.

Je t'aime Maman.

Si j'ai pu changer de visage, sache que mon cœur est resté toujours le même pour toi."

Ma mère me prit dans ses bras affectueusement avant de me donner son accord et ses bénédictions.

Elle cita un verset du Saint Coran qui a pour sens : « Et Il est Celui qui vous a créés à partir d'un seul et même homme », puis elle m'encouragea à me repentir en insistant sur le fait que l'argent sale est l'un des chemins qui conduit à la perdition.

En revenant de Bamako, Jack est venu me chercher avec mon chauffeur.

Le derrière de la limousine était rempli de sacs d'achats de costumes de marques italiennes.

En regardant Jack tirer sur son gros cigare et recracher une épaisse fumée faisant une série de ronds avec ses lèvres, je me suis dit qu'il s'était très vite intégré au monde la politique.

Il apparaissait comme toujours bien soigné dans sa présentation pour mieux dissimuler ses vices et négligences au sein de mon cabinet ministériel.

"Ça va Moussa ? Ton séjour s'est passé comme tu le voulais ?"

"Oui, très bien. J'ai annoncé à ma mère que je me marie cette semaine avec Alice Kreshman."

Jack en toussa d'étonnement.

"Ca alors ! Mon sal-ud tu es un rapide !"

"Parle pour toi, tu ne te rappelles pas l’autre soir au Bora Disco ?"

"Ahaahaa, heureusement que tu es venu me chercher, j'ai failli refaire une énorme connerie."

Alors que nous étions en route pour Matignon,

le chauffeur de notre limousine freina brutalement en manquant d'écraser une petite fille asiatique et un tout petit chat gris.

"Put-in de Viet ! Tu ne peux pas trouver un autre endroit pour chasser ton repas ou pour te faire un haïra kiri petite face de citron ??!

En France les routes sont faites pour les voitures, pas pour capturer les chats !

Ceux sont tes yeux bridés qui t'empêchent de voir correctement ?!

Si j'étais ton père je t'aurais foutu une paire de claques qui t'aurait débridé ! Crois-mois que tu aurais compris les dangers de la route !!"

Au même moment, la petite prit le chaton pour le remettre à une dame blanche de type européenne qui arriva en courant en peignoir.

"Oh merci Cathy cela fait deux fois que tu lui sauves la vie. Ce petit chaton est bien inconscient des chauffards qui ne respectent pas les limitations de vitesses en agglomération."

"Qu'est-ce qui vous a pris Henry de parler comme cela à cette gosse ?"

"Je m'excuse Mr le Ministre, mais c'est que ma mère est morte en ayant fait une intoxication alimentaire après avoir été mangé dans un restaurant chinois.

Le gérant avait de la viande d'un clébard malade dans ses sushis."

"Ce n’est pas auprès de moi Henry qu'il fallait s'excuser, mais auprès de cette fillette et plutôt saluer son héroïsme.

De plus vous étiez en infraction routière et vous terminez de façon, éhonté par des propos racistes.

Bah elle est belle la France !

Vous feriez bien d'aller immédiatement présenter vos excuses, si vous ne voulez pas recevoir votre solde de tout compte dès cet après-midi."

Le chauffeur honteux sortit de la voiture pour présenter ses excuses.

"Pardon fillette je me suis laissé emporter. Tout est de ma faute, je conduisais à une allure bien trop rapide."

La fillette le regarda en l'interrogeant :

"Monsieur, ça veut dire quoi débridé ?"

L’homme resta muet par le gène avant de sortir un billet de cinquante euros.

"Tiens ma fille avec ça tu auras de quoi te payer tous les mangas que tu veux !"

Après l'incident racial avec la petite asiatique, j'ai demandé au chauffeur de reprendre le volant en prenant le périphérique nord et de sortir à Saint-Denis pour rejoindre la Cité des Francs-Moisins.

Arrivés sur place, je demandai à Jack et au chauffeur de m'attendre.

Après être rentré dans un immeuble décrépit, je pris un ascenseur en apnée, qui sentait la pisse afin de monter au sixième étage.

Une fois arrivé, je sonnai à la porte et une dame habillée en tissu africain m'a ouvert la porte.

"Bonjour, qu'est-ce que vous voulez ?"

"Bonjour, j'aimerais parler à Bocard Coulibaly s'il-vous-plait."

"Tchiiip ! Qu'est-ce qu'il a encore fait ?"

"Oh non Madame rien de mal, ne vous en faites pas !"

Bocard arriva précipitamment pour me demander qui j’étais et surtout ce que je voulais.

"Bonjour, qui êtes-vous et qu'est-ce que vous me voulez ?"

"Bien sûr Bocard !"

"Comment vous connaissez mon nom ?"

"La première fois que je me suis marié, tu étais en prison.

Et tu t'en es terriblement voulu de ne pas avoir pu assister à mon mariage.

À ta sortie de la prison de Fresnes, je t'ai pris dans mes bras et je t'ai fait une promesse.

Si je devais me remarier, tu serais le premier au courant.

Donc voilà Bocard je suis venu t'annoncer que je me remarie cette semaine."

"Non Isaac !!! Mais qu'est-ce que tu as fait de ton visage ?"

"J'ai dû changer de visage après le braquage d'un fourgon de la Brink's."

"Pu-ain c'est toi qui as fait le fourgon ! Ahahaa.

Mais tu leur as fait à la Usual Suspect renoi.

Tout le monde pense que tu t'es fait fumer dans cette histoire, en ayant fini en gruyère à bastos !"

"Mais chut ! Et écoute attentivement ce que j'ai à te dire ! J'aimerai que tu préviennes mon grand frère Samba, et lui expliques la situation.

Rassure-le, et donne-lui la date de mon mariage avec le lieu qui se trouve sur ce faire-part.

Je me suis retrouvé dans une affaire de dingue, jusqu'à me voir travailler pour l'Etat français.

Garde tout cela pour toi et je compte sur toi afin de trouver les mots pour annoncer à mon frère que je suis encore en vie sous un nouveau visage et une nouvelle identité."

"Compte sur moi Isaac ! Hey tu n'aurais pas cinquante euros ? Histoire de pas venir les mains vides le jour de ton mariage et pour faire une chicha au Seven."

"Tiens cent euros et n'oublie pas ce que je t'ai dit Bocard, pas un mot à personne !...."

Une demi-heure plus tard, après avoir quitté le décor maussade des hautes tours de la Seine-Saint-Denis.

Nous sommes arrivés dans une luxueuse joaillerie de la place Vendôme, afin de pouvoir choisir la bague de ma future épouse.

En entrant dans la boutique une vieille vendeuse réajusta ses épaisses lunettes et crispa son visage de frayeur après m'avoir vu rentrer.

Comme si elle redoutait que j'allais lui sortir un 357 magnum pour le lui coller dans son brushing de cheveux gris, et la faire allonger au sol pour ensuite briser toutes les vitrines et dévaliser tout le contenu de la bijouterie.

J'ai bien cru que mamie allait faire une violente crise d'asthme. En la voyant s'agiter nerveusement sur son spray de Ventoline et histoire de la rassurer et de mettre fin à sa peur infondée, je décidais de venir lui parler.

"Bonjour Madame, ne craignez rien.

Il ne s'agit pas d'un braquage, mais de l'achat d'une bague de mariage.

Peut-être que mis à part le personnel de vos agents de sécurité, vous n'avez pas l'habitude de voir des Noirs au sein de votre boutique ?"

"Détrompez-vous la plupart de nos plus fidèles clients sont d'importants hommes d'affaires africains."

Puis-je me permettre de vous présenter quelques modèles ?

Puis-je savoir quel est votre budget pour cette alliance de mariage ?

"Oh je dirais un bon chiffre à quatre zéros, lorsqu'on a les moyens vous savez on ne lésine pas à faire plaisir.

Pardonnez-moi lady, je ne me suis pas présenté à vous. Je suis Moussa Diaby, Ministre actuel de la Culture."

"Oh mais oui ! Voilà pourquoi j'insistais tellement du regard sur vous, lorsque je vous ai vu entrer.

Il me semblait bien vous avoir catégoriquement reconnu."

Au même moment un agent de sécurité arriva en vitesse.

"Vous avez sonné Mme Hoffman ?"

La vendeuse tenta maladroitement de dissimuler sa gêne.

"Et bien oui, c'était pour vous annoncer que nous avons l'honneur de recevoir le Ministre de la Culture !"

"Ah bon ?! Je pensais qu'il s'agissait d'une urgence comme d'habitude !"

En réalité, elle avait pressé le bouton de l'alarme de peur que je la braque. Et en ayant appris qui j'étais, elle ne savait plus où se mettre.

Histoire de la mettre face à ses mensonges éhontés et flagrants, je lui précisais un important détail :

"Mais au moment où vous avez pressé le bouton d'alarme se trouvant en dessous de votre tiroir-caisse, vous ne savez pas encore qui j'étais.

Admettez-le sans honte ! Je ne vous en tiendrais pas rigueur !"

La vieille dame tenta désespérément de se rattraper en continuant de s'enfoncer dans les maraichages de son hypocrisie.

"Je le savais, je n'ai tout simplement pas voulu vous le dire de crainte de vous embarrasser."

L'agent de sécurité me regarda en souriant en ayant tout compris.

À la fin, j'ai tout de même acheté deux bagues d'une valeur de vingt-mille euros chacune.

Avant de partir, j'ai offert la deuxième bague à la vieille dame qui allait s'évanouir d'étonnement.

Au moment où j'ai tendu la bague vers elle, je lui ai précisé ceci :

"Ceci est un cadeau qui je l'espère fera disparaître vos préjugés, et pour que quand vous la porterez, vous puissiez-vous rappeler de la bêtise de vos préjugés.

Dorénavant, lorsqu'un autre Noir rentrera ici, attendez qu'il vous sorte une arme avant de presser votre bouton d'alarme.

Bonne fin de journée !"

En partant j'ai vu la vieille manquer de s'étouffer en toussant de choc, et se jeter sur son vaporisateur de Ventoline pour l'aider à supporter le choc de la vérité qui lui était restée coincée en travers de la gorge....

Quelques jours plus tard, je me suis finalement marié.

Si mon visage avait changé à cause d'un braquage, mes principes étaient restés les mêmes afin de réunir ma famille pour cette occasion.

C'est un sentiment étrange de voir votre famille assister à votre mariage sans pour autant que physiquement ils puissent totalement vous reconnaître.

J'ai été tellement malhonnête avec l'Etat que c'est sûrement ce qui a fait que j'ai fini par y rentrer.

Au carrefour des mauvaises rencontres, on finit toujours par croiser un homme politique.

La vérité est un soulagement qui vous allège.

Une fois marié, je savais pertinemment que même si je me faisais serrer, j'avais pu atteindre l'essentiel de ce qui me tenait à cœur.

En ayant dit la vérité à ma femme et ainsi qu'à ma famille, cette prise de risque avait été à leurs yeux la plus belle preuve d'amour que je pouvais leur donner.

Le soir-même j'ai pris un jet avec mon épouse pour m'envoler direction l'Île des Maldives.

Si je savais intérieurement que l'argent ne faisait pas le bonheur, je savais aussi qu'elle pouvait m'offrir le fait de dîner dans un restaurant sous la mer d'une des plus belles îles du monde.

J'ai partagé mon repas entouré par des requins de la mer, comme j'avais l'habitude de le faire avec ceux du bitume.

Je venais de découvrir l'amour, au même moment que la splendeur de la beauté des fonds marins....

Tant que le soleil se lève du côté de son levant, même les cascades de larmes pourront voir apparaître des arcs-en-ciel.

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La complaisance d'un Etat pour des dictateurs en échange d'intérêts financiers

(Une faveur pour une faveur)

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L'ingérence de la politique française en Afrique a toujours été le germe d’affreux génocides pour conserver ses intérêts économiques ainsi que la source des effusions d'hémoglobines d'innocents par l'installation de certains régimes dictatoriaux.

Revenu des Îles Maldives j'avais été convié à assister à un dîner en présence d'un Chef d'Etat du Niger et des industriels français spécialisés dans l'extraction d'uranium.

Tous pensaient bien faire en m'invitant et ne prendre aucun risque en supposant que j'allais m'attacher à défendre les intérêts de la France.

Seulement rien ne s'est passé comme ils l'avaient imaginé. Et le dîner a vite tourné en incident diplomatique...

Un dîner d'Etat qui tourna très mal.

Au point que la femme d'un Chef d'Etat prenne une flopée de crème chantilly sur sa perruque.

Alors que je me trouvais à une table entourée du patron de la firme leader mondiale de l'énergie nucléaire et d'un Chef d'Etat africain d'un pays producteur d'uranium.

Alors qu'ils étaient plongés en pleine discussion concernant la négociation d'un contrat d'une exploitation minière égoïstement soutenue par l'Elysée, je n'ai pas pu me contenir de les interrompre.

"Monsieur, j'ai ouï-dire que votre firme aurait contaminé plusieurs habitants des villes de Arlit et Agadez au Niger en y laissant plusieurs résidus de déchets radioactifs.

Est-ce que si vous signez ce contrat avec Mr le Président cela ira vraiment dans l'intérêt des Nigériens, ou plutôt dans celle de vos poches ?"

"Bon écoutez, je pense que l'endroit et le moment sont très mal choisis pour entamer ce genre de discussion à polémiques.

Concernant notre respect de l'environnement, nous sommes irréprochables.

Vous devez très certainement avoir trop été sur le site de Greenpeace.

Mr le Président a très bien compris quel était l'intérêt du Niger, celui de poursuivre l'exploitation des minerais d'uranium !

Dispensez-vous de vos remarques, les intérêts de la France sont capitaux pour ce contrat qui s'étend sur plusieurs années."

"Mais en plus d'un demi-siècle que vous êtes là, on a du mal à voir les retombées économiques pour la population.

Vous savez quand une dictature s'installe, les populations sont les premières victimes."

"Cessez vos propos insultants Mr Diaby !"

"Bon écoutez, je préfère vous laisser plutôt que d'assister à des échanges de mauvais procédés."

La femme du Président commença à se mettre dans tous ses états et à crier pour défendre les intérêts financiers de son époux.

Alors que le serveur venait d'apporter une tarte à la crème, je n'ai pas pu résister de la lui envoyer en plein visage en faisant mine que j'avais trébuché pour complètement l'entartrer, malgré le fâcheux incident diplomatique survenu lors du dîner.

Deux jours plus tard, le Président du Niger accepta de brader les ressources de son pays, et de mettre en danger les populations vivant aux abords des mines d'uranium pour les besoins énergétiques de la France.

Condamnant son peuple à des années d'un partenariat déséquilibré et une mise en danger certaine pour la jouissance d'un confort éphémère, il avait cédé et bêtement accepté une exploitation pour le plus grand mépris de son peuple et de son environnement.

L'entraide finit par mourir de sécheresse, quand la soif du pouvoir finit par lui refuser un verre d'eau.

Une semaine plus tard, le Président fit l'acquisition d'un Boeing 737 700 d'une valeur de trente millions d'euros, alors que des habitants de sa région avaient à subir une rude crise alimentaire…

Deux mois plus tard ma femme est tombée enceinte et s'est convertie à l'Islam.

La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre. La fille du Premier Ministre était devenue une femme voilée.

Alice était devenue Aliyah et n'appartenait à aucune mouvance d'un groupe terroriste.

Elle était juste une femme mariée, ayant choisi une religion beaucoup stigmatisée par l'idée fausse que certaines personnes peuvent s'en faire.

Je me rappelle encore de cette phrase qu'elle m'a dite un matin :

"Tu sais Isaac, je me rends compte à quel point le regard des gens ont changé depuis que je porte le voile."

Je lui ai répondu en souriant :

"Si tu pouvais porter ma couleur ne serait-ce qu'une journée, je pense que tu serais tout autant choquée."

Au même moment le téléphone s'est mis à sonner.

Le père d'Alice était au bout du fil :

"Bonjour Alice, tout va bien ?"

"Oui ça va, juste un peu fatiguée."

"Tu sais je m'inquiète terriblement pour toi.

Depuis ton mariage, tu as énormément changé.

Je pense que tu t'es empressée de te marier avec un homme dont tu ignores totalement le passé."

Aliyah interrompit son père, au point de le rendre complètement silencieux par la vérité qu'il lui avait cachée.

"Je connais toute la vérité sur Isaac Konaté et je l'ai accepté malgré ses erreurs qu'il m'a révélées.

Cet homme m'a assurément plus dit de vérités que tu as pu me cacher de mensonges."

Abasourdi par un tel échec et mat verbal, son père étouffé par la honte, raccrocha en lui disant brusquement au revoir...

Quarante-huit heures plus tard après le coup de fil d'Alice, j'ai échappé de justesse à la mort qu’un tueur à gage avait l’intention de me donner

Sa haine pour ma culture qui avait séduit sa fille était trop forte pour qu'il accepte que je puisse rester en vie.

Dans le reflet du miroir de mon rétroviseur, j'ai vu juste à temps cet homme chauve qui portait des lunettes de soleil sortir une kalash pour s'acharner à vouloir me cribler de balles.

Je me suis baissé juste à temps, juste après l'explosion de ma vitre arrière.

J'ai senti le souffle des balles dans mon cou, et les chatouilles des bouts de verres dans mon dos.

De peur que les impacts de balles percent le réservoir de ma voiture et qu'elle finisse par exploser, j'ai démarré à toute vitesse pour tenter de le semer.

M'ayant vu partir, il s'est mis à ma poursuite pour me rattraper tout en continuant de me tirer dessus.

Dans cette course poursuite effrénée, je suis passé devant un supermarché où une femme sortait au même moment avec son caddie rempli de courses.

Je n'ai pas pu l'éviter. Elle est tombée sur la chaussée au moment où j'avais percuté son caddie qui, avec la vitesse de l'impact du choc l'avait fait passer par-dessus le toit de la voiture.

Une alvéole d'œufs cassés avait recouvert mon pare-brise avant jusqu'à ce que je perde le total contrôle du véhicule et finisse par défoncer la clôture d'une maison pour finir par plonger dans une piscine d’un jardin....

Quand un tueur à gage rate son contrat sur vous, soit vous cherchez à savoir qui a pu l'employer pour vous tuer, soit vous avez la certitude de savoir de qui il s'agit.

Les balles qui avaient été tirées pour me tuer en brisant la vitre arrière de ma voiture m'avaient finalement sauvé la vie en m'ayant permis de m'extirper par cet endroit, une fois que la voiture ait plongé dans le fond de la piscine.

En sortant trempé de la piscine j'ai vu le propriétaire de la maison complètement sidéré me fixer longuement avec de grands yeux ouverts et des sourcils bondissant de stupéfaction comme si ils tentaient de dépasser les plis nerveux de son front :

"Tout va bien Monsieur ?"

"Oui ça va aller. Ne vous en faites pas."

Pendant que l'homme est parti me chercher une serviette de bain pour me sécher, j’ai pris contact directement avec le père d'Aliyah.

" Allo ?"

"Allo ici Isaac à l'appareil, je t'appelle pour te dire que je suis toujours en vie."

Le ton de la voix du père d'Aliyah changea complètement comme si un revenant venait de lui passer un coup de fil.

"Isaac, comment vas-tu ?"

"Ça pourrait aller mieux si on n'essayait pas de me tuer !"

"Quelqu'un a tenté de t'assassiner ?"

"Oui ! Tout comme ta carrière politique, ce fut juste un échec !"

"Je t'assure je ne comprends pas ce que tout cela veut dire Isaac !"

"Tu ne comprends pas ou tu fais semblant de ne pas comprendre ?!

Tes paroles ne sont que des étrons de mensonges expulsés par ta bouche. La prochaine fois, prend quelqu'un de plus compétent !"

"Isaac je t'assure, je n'étais pas au courant !"

"Écoute, j'ai été injuste en te mêlant à une affaire de meurtre, tout cela pour une femme par qui je pensais être aimé, mais qui n'avait que des intentions cupides me concernant.

Si aujourd'hui je ne viens pas à te tuer en prenant le risque que tu renvoies quelqu'un finir le travail de mon crime qui a été bâclé, c'est parce que je ne veux pas voir les larmes de ta fille lors de tes obsèques.

Et surtout pour ne pas donner raison à la haine de tes préjugés concernant ma religion.

L'Islam c'est d'être en paix avec soi-même, sans chercher à être en guerre avec les autres."
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Vol de biens publics, drogue, corruption, adultère et scandale au sein du Parlement

(L'enjouement des abus sexuels et abus de biens sociaux d'un Premier Ministre)

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La plupart de ceux qui transgressent la frontière du droit et de la morale ne viendront jamais à vous sous leurs véritables visages.

Un glaçon dans un verre de whisky d'un émir du Qatar est bien la face cachée de l'hypocrisie.

L'argent est devenu la religion des mondialistes qu'ils gaspillent à outrance pour ne jamais oublier qu'ils ont le pouvoir de le faire.

Souvent le Qatar rit pendant que la Birmanie et la Centrafrique pleurent.

L'égoïsme est un nœud solide et épais qui peut parfois pendre l'entraide.

Un mois après ma tentative d'assassinat, le père d'Aliyah avait multiplié les excès de détournements de fonds publics, d'usage de drogue et d'infidélités à un tel point que son épouse avait décidé de ne plus accepter de subir son train de vie de débauche et de malhonnêteté.

Un soir elle claqua la porte en ayant décidé de le quitter.

Se retrouvant seul avec ses vices, il ne faisait que de se diriger vers le ravin de ses passions.

Sa libido ressemblait à une centrale nucléaire qu'il faisait fonctionner en compagnie de toutes les escortes girls de Paris.

Quand sa femme l'a quitté, il s'est immédiatement lié d'amitié avec Samir le fils d'un émir ayant les mêmes perversions concernant la luxure.

Le père de Samir était l'un des hommes les plus riches du Monde grâce à la rente du pétrole.

Lorsqu'il voulait une chose, il n'avait qu'à sortir sa black card.

Une fois, il a voulu le temps d'une soirée, transformer la place de la Tour Eiffel en désert afin que ses invités des pays du Golf s'y sentent plus à l'aise.

Cela n'a pris que sept heures pour faire venir plusieurs tonnes de sables et des dromadaires.

Si la famine existe encore dans le Monde, c'est bien parce que les plus riches gaspillent des fortunes dans des extravagances dont ils auraient très bien pu se dispenser.

Samir avait toutes sortes de caprices interdits qu'il n’ait pas hésité une seule seconde à réaliser sans que cela n'offusque les hommes politiques occidentaux.

Il avait déjà fait bouffer du crottin de chameaux à un élu parlementaire pour se moquer de lui sur les Champs Elysées en lui disant que c'était un biscuit de sa région.

Le père d'Aliyah se servait de Samir pour dissimuler ses abus de biens sociaux.

Lorsqu'on le voyait avec des choses de valeur, il avait toujours la même réponse :

"Ceci est un cadeau du fils de l'émir."

Sur la route de la sphère politique lorsque vos adversaires connaissent vos faiblesses, ils n'hésitent pas à s'en servir pour vous écraser à toute allure et évincer votre carrière politique dans le but de prendre votre place.

Une femme de l'opposition avait proposé une importante somme d'argent à l'une des plus belles femmes pour le piéger.

Une femme si provocante et irrésistible qu'il ne pourrait pas résister à son charme.

Par un stratagème de corruption ils s'étaient arrangés afin que cette femme puisse devenir sa secrétaire.

Le charme d'une femme est un piège redoutable qui fait perdre la raison et altère la réflexion de beaucoup d'hommes.

Les adversaires politiques du Premier Ministre avaient donné une importante somme d'argent pour que sa nouvelle secrétaire le pousse à commettre la fornication dans son bureau.

Equipée d'une micro-caméra espionne incrustée dans un collier en or et d'une autre à l'intérieur du fond d'un stylo, elle s'était faite la plus belle pour le piéger.

Dès la première journée elle était apparue comme une fille très facile et décomplexée en sa compagnie.

Le regard que portait Premier Ministre sur elle était fixe et déplacé. Tout indiquait qu'il avait bêtement mordu à l'hameçon.

Elle n'avait plus qu'à le mouliner pour le sortir de l'eau.

"Oh ces nouvelles chaussures me font atrocement mal.

Cela ne vous dérange pas si je les enlève ?"

Le ministre était tellement en transe et à fond qu'on aurait dit DSK dans un hôtel de New-York.

Il s'avança vers elle en lui répondant :

"Vous pouvez tout retirer, pour cela je ne vous dirai jamais rien !

Vous êtes dans mon bureau"

La secrétaire le regarda langoureusement en poursuivant sa provocation.

"Venez me masser les pieds au lieu de dire des sottises."

Le Premier Ministre totalement sous l'emprise de son charme se laissa complètement guider comme un petit chien en laisse, jusqu' à finir par se faire filmer à son insu en train de forniquer sur la table de son bureau dans un tas de liasse de billets appartenant au contribuable qu'il avait malhonnêtement détourné.

Durant son rapport improvisé, il insulta farouchement sa secrétaire qui l'encouragea dans sa démarche en lui susurrant à l'oreille de répéter un tas d'immondices jusqu'à ce qu'il finisse par jouir bruyamment.

Argent sale et ébats scabreux, tous les ingrédients avaient été réunis pour faire éclater la carrière du Premier Ministre...

La vérité ressemble parfois aux intempéries. Vous n'aviez jamais prévu qu'une telle averse vous tombera dessus en sortant sans parapluie.

Vingt-quatre heures plus tard, la vidéo était déjà en ligne sur internet.

L'amorce du scandale avait était pour le Premier Ministre comme une brique tombée sur sa tête.

Même au cœur du pouvoir, on peut frôler l'arrêt cardiaque.

La secrétaire avait pris le soin de rédiger sa lettre de démission juste avant la publication de l'objet du scandale.

Tout s'était parfaitement déroulé comme l'avaient orchestré ses rivaux politiques.

Un juge d'instruction avait expressément ouvert une enquête concernant ses abus de biens sociaux, compte tenu de la quantité d'argent qui pouvait apparaître sur la vidéo.

Le Conseil de l'Assemblée Nationale et une commission parlementaire contre le blanchiment d'argent avaient décidé de le suspendre concernant l'ampleur de l'affaire.

En découvrant le scandale, le Premier Ministre était dans une colère effroyable.

"P--in la sa-ope ! Elle avait tout manigancé !"

La chute fut d'autant plus brutale pour lui de perdre les fonctions dont il avait tellement l'habitude d'abuser.

Une semaine plus tard, une perquisition au domicile du Premier Ministre avait permis aux enquêteurs de mettre la main sur 250 000 euros en liquide ainsi que sur plusieurs relevés de compte d'une banque suisse du nom de Reyl.

Cette saisie lui avait fait l'effet d'un puissant crochet dans le foie.

Alors que la fouille se poursuivait par les inspecteurs de police, son visage était dégoulinant de sueur, qu'il s'efforçait d'éponger avec le bout de sa manche de chemise.

Jusqu'à ce qu'un officier de police trouve encore 5 000 euros en liquide planqués au fond d'une boîte vide de viagra.

Pendant que les enquêteurs poursuivaient leurs recherches en mettant sa maison en vrac, le Premier Ministre leur fit une déclaration surprenante et inattendue : l'aveu d'un meurtre remontant à neuf mois.

"Messieurs, je dois vous avouer que j'ai tué deux personnes il y a neuf mois jours pour jour et que j'ai fait couler dans du béton sous une usine désaffectée."

Autant il existe des pourritures dans la Politique, autant il peut y en avoir de plus grosses dans la Police.

Au moment où le Premier Ministre avoua ses deux homicides aux deux inspecteurs, l'un d'eux ferma discrètement la porte de la pièce pour lui proposer un marché.

"Chut !! Ecoute, cela arrive à tout le monde de faire des conneries moi le premier.

Pas plus tard que ce matin, j'ai pris une partie du produit d'un grossiste pendant une perquisition. Mais l'important c'est de savoir comment on s'en sort !

Qui sait, tu avais peut-être une bonne raison de descendre ces deux types ?!

Ecoute, voilà ce que je te propose.

On prend les 250 000 euros pour nous, et en échange on détruit tous tes relevés de compte qu'on a pu trouver à ton domicile.

C'est du gagnant, gagnant !!

Nous déclarons seulement avoir trouvé 5 000 euros en liquide, que ce sera après à toi de justifier l'origine."

Est-ce que tu acceptes notre offre ?"

"Comment pourrais-je la refuser dans la situation dans laquelle je suis ?!"

"Relaxe !"

L'inspecteur de police sortit un sachet de cocaïne pour y verser quelques grammes sur le bureau du ministre.

Puis il traça une lignée de poudre à l'aide de sa carte de police.

"Je l'ai prise ce matin, dans l'appartement d'un dealer de Sevran.

Tu peux y aller elle va te mettre en forme."

Le ministre accepta de prendre un rail de coke pour faire redescendre son angoisse.

Au moment où il se mit à sniffer, un jeune flic ouvra la porte ce qui mis en colère l'inspecteur général.

"P--ain ! On ne t'a pas appris à frapper aux portes avant de rentrer ???

Laisse-nous avec le suspect et poursuis dans l'autre pièce !"

L'homme fit mine de retourner où il se trouvait, alors qu'il avait sorti de sa poche un téléphone pour filmer les détails de la scène qu'il venait de voir.

Un flic bien cela surprend comme un Rotschild qu'on pourrait surprendre faire de la mendicité.

En voyant cela, ça vous semblerait juste une chose à peine croyable.

L'argent sale recueilli pendant certaines perquisitions avait avarié rapidement les morales et les principes de beaucoup d'inspecteurs.

Durant les premières années, ils étaient pour la plupart tous motivés pour attraper des grosses quantités de drogue et ramener honnêtement à la brigade des stups l'argent issu du trafic de drogue.

Mais avec la routine et la lassitude des longues heures de planque non fructueuses, ils ont fini par vouloir prendre leurs commissions sur la rente de tous ces trafics juteux.

Le jeune flic qui se trouvait dans l'autre pièce désapprouvait totalement les méthodes crapuleuses de ses subordonnés.

Pendant plusieurs arrestations il avait vu ses supérieurs voler des recettes d'argent liées au trafic de drogue, et s'emparer secrètement des choses qui leur faisaient envie tels que des portables, des chaînes en or… tout ce qui avait une valeur monétaire pouvant facilement se revendre.

Parfois il leur arrivait même de se livrer à des attouchements sur des jeunes femmes qui vivaient chez de gros dealeurs de la Seine-Saint-Denis.

Les perquisitions pouvaient finir par se transformer atrocement en vols collectifs ou en viols en réunion sous la menace de leurs armes de service.

Pour ce jeune officier s'était le moment idéal pour mettre un terme à leurs agissements mafieux.

Il les avait filmés très nettement charger les 250 000 mille euros qu'avait détourné le Premier Ministre pour les dissimuler à l'intérieur du coffre de leur voiture.

L'un deux revint dans la maison essoufflé pour lui donner les directives, pendant qu'il était en train de filmer son collègue se réjouir de voir tout l'argent.

"On ramène les cinq milles euros au poste sous scellés. Reste avec les autres de l'équipe pour procéder à la fouille des autres pièces.

Nous ferons qu'un aller-retour !"

Le jeune officier lui répondit tranquillement.

"Ça marche !"

L'homme intrigué en voyant son portable lui dit :

"Tu sais tu ne devrais pas utiliser ton portable pour une utilisation personnelle durant une perquisition."

"Je sais, je voulais juste m'assurer que ma fille a eu son diplôme de fin d'année."

"Comme c'est mignon ! Bon on est de retour dans une demie heure."

Lorsque les deux inspecteurs véreux partirent, le jeune officier lâcha un soupir de soulagement. Il ne lui restait plus qu'à appeler les responsables des services de l'IGPN pour qu'ils procèdent à une prise en flagrant délit....

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L'esclandre d'une affaire d'État

(Trahi par mes empreintes digitales)

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La dénonciation du jeune officier de police contre sa hiérarchie pour le vol de l'argent public retrouvé chez le Premier Ministre avait fait tomber tous les principaux hommes du pouvoir ce qui provoqua divers scandales tels des dominos chutant les uns à la suite des autres.

Les inspecteurs arrêtés en possession de l'argent avaient été suspendus, et en approfondissant l'enquête, les investigations de l'IGPN avaient découvert que plusieurs policiers racistes organisaient des soirées où ils se déguisaient en africains après avoir grimé leur visage au cirage noir pour se photographier avec des vêtements de types africains.

Tout en ayant par la suite abondamment partagé ces clichés moqueurs à travers leur compte de différents réseaux sociaux, les deux inspecteurs très embarrassés avaient répété les aveux du Premier Ministre qui avait été placé immédiatement en garde à vue, pensant alléger les sanctions qu'ils pouvaient encourir.

Et le Premier Ministre avait révélé dans son audition ma véritable identité.

Lorsqu'ils sont venus pour m'arrêter, j'étais déjà prêt.

Je savais qu'une mèche allumée ne dure jamais longtemps, avant de s'arrêter sur la charge pour tout faire exploser.

C'est comme si la République française avait pu avoir des pieds. Elle venait de marcher sur une mine antipersonnel laissée enfouie au sol par l'une des affaires politiques les plus scandaleuses.

En 48 heures de garde à vue, j'ai décomposé à l'officier de police judiciaire les circonstances exactes dans lesquelles j'ai pu connaître le Premier Ministre.

Je lui ai avoué que j'avais été bien plus honnête en 38 ans de résidence en zone sensible qu'en cinq mois de politique avec lui.

Dans la cellule située à côté de la mienne se trouvait un clandestin africain qui avait été arrêté. Il avait un mental d'acier et affrontait les brimades racistes des agents de police en service fortement agacés de ne pas savoir de quel pays d'Afrique il pouvait être pour effectuer sa reconduite à la frontière :

"Alors Mamadou on te renvoie dans quel pays ?"

Ce qui m'a le plus attristé dans tout ça c'est le fait que celui qui a pu faire cette remarque fut un officier antillais avec presque la même couleur de peau que cet homme.

Avant de signer ma déposition j'ai demandé qu'elle soit corrigée avant de laisser ma signature, ce qui sur le moment jeta un froid et mis très mal à l'aise l'officier de police blanc qui l'avait rédigée.

Je suis à peu près sûr que le migrant qui a été arrêté par ses collègues aurait fait beaucoup moins de fautes d'orthographe en la tapant.

Depuis son mandat le Premier Ministre était parvenu à détourner 300 000 euros que l'Etat avait réussi à récupérer.

250 000 euros retrouvés dans une voiture de deux flics véreux qu'ils venaient de saisir à son domicile, et 50 000 euros qui faisaient la sieste sur le compte d'une banque suisse.

En voulant vérifier les accusations du Premier Ministre à mon encontre et au moment de la prise d'empreintes, les inspecteurs n'avaient pu que confirmer que mon identité appartenait à un certains Isaac Konaté porté disparu au cours du braquage d'un fourgon blindé.

Ma bouche était restée silencieuse, mais les empreintes de ma peau des bouts de mes doigts leur avaient dit toute la vérité....

L'annonce de mon verdict par l'écho de la voix de se juge binoclard, ayant de longs poils gris sortant de ses narines raisonne encore dans le fond de ma tête.

Quinze ans de prison pour braquage avec séquestration, usurpation d'identité, et crime passionnel.

Un long procès médiatique où plusieurs députés avaient été épinglés pour des infractions de recel de bien sociaux.

La plupart des témoins à charge étaient des escortes girls d'un international réseau de prostitution.

Je me rappelle que l'avocat de la partie civile ait dit ironiquement au moment de sa plaidoirie.

"Il semblerait que certains députés fassent plus travailler leur pénis que leur morale."

Lorsque je quittais le box des accusés pour rentrer dans un fourgon cellulaire, à ce moment-là je pensais dire à Aliyah de refaire sa vie.

Mais au fond de moi je n'en avais pas trouvé la force, repensant à ses trois mois de grossesse.

La seule chose de mon passé que je ne regrettais jamais, est de lui avoir dit qui j'ai été, avant qu'elle ne le découvre d'elle-même par la police.

Mon honnêteté a fait qu'elle ait tenu, tout au long du couloir de mon passé carcéral.

Des parloirs aux courriers, des mandats aux risques de faire rentrer un téléphone.

Elle m'a donné l'amour qu'aucune femme ne pouvait me donner.

Lorsque je lui ai demandé le jour de ma sortie :

"Qu'est-ce qui a pu te rendre si forte pour avoir autant de patience ?"

Elle me répondit sans hésiter :

"L'honnêteté que tu as eu envers moi qui a fait que je me suis intéressée à l'Islam.

Sans la foi je t'aurais sûrement abandonné."

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Épilogue: reconnu coupable même avec un autre visage

(Un amour sans peine)

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Au fond de ma cellule froide pendant les périodes hivernales, je me suis souvent rappelé une phrase du Procureur :

"Même avec un nouveau visage, vos empreintes resteront toujours les mêmes !"

Le jour de ma sortie de prison était le dernier jour de l'automne.

Une fois le pied dehors, j'ai vu un arbre sur lequel il ne restait qu'une seule feuille.

Elle était restée sur une branche malgré les saisons, tout comme ma femme l'avait fait avec moi.

Les autres feuilles balayées par le vent m'ont fait penser aux amis qui m'avaient abandonné au fil du temps.

Même si les portes des prisons se ferment, celles des cœurs sincères resteront toujours ouvertes.

Fin


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À propos

Boel Souleymane Biographie Né en 1976 à Trappes, Boel Souleymane bascule dans le monde littéraire après un long passé dans le milieu associatif pour le développement éducatif et médical du Tiers Monde. En 1998, il lance la première action mondiale contre les pillages de l'Afrique, « le mandat d'arrêt », qui invite tous les sportifs, artistes et écrivains à réaliser un message vidéo sur l'abus de certaines multinationales. Par ce biais, il fait la rencontre d'écrivains qui l'influencent et l'encouragent à écrire. Il est déjà auteur de quelques ouvrages haletants et subversifs : Breathe Taking (À couper le souffle), L'évasion d'une vérité, Les Bouts des tunnels de la faim et Sous une pluie de balles,Un égo meurtrier, Souleymane Boel est un jeune écrivain très prolifique qui s’est spécialisé dans les romans d’anticipation imaginant des scénarios originaux dans des situations très actuelles.